Prévention : comment éviter les dangers de l'été #2

Chenille processionnaire

Dans la chaleur de l'été, on a tendance à l'oublier : il existe de plus grands dangers que de bouchonner le rosé ou que les reprises à l'harmonica de Tonton Michel.
Petit aperçu des vrais prédateurs de l'été, et des bons gestes à adopter pour vous en prémunir...

Danger n°3 : la chenille processionnaire, papillon de lumière

Comme le dit si bien la bande à Basile : « Pose les deux pieds en canard, c'est la chenille qui se prépare. En voiture les voyageurs, la chenille part toujours à l'heure. » Et la chenille est arrivée. La chenille processionnaire s'entend. Plus petite que l'adolescent, elle partage avec lui la particularité de muer, d'être recouverte d'un léger duvet et d'être particulièrement irritable. Lorsqu'elle se sent menacée, elle projette en l'air ses poils gorgés de toxine urticante qui viendront à loisirs se ficher, qui dans vos yeux, qui dans vos narines, qui ailleurs. Avec des conséquences potentiellement graves.
 
Les bons gestes à adopter :
> Laissez les chenilles processionner tranquillement. S'en tenir éloigné autant que possible.
 
En cas de contacts :
> Otez vos vêtements et manipulez-les avec des gants. Lavez-les à température élevée et séchez-les au séchoir.
> Lavez abondament la peau à l'eau et au savon.
> En cas d'éruptions cutanées importantes, de contacts avec les yeux ou les voies respiratoires, consultez un médecin.
 
 

Danger n°4 : L'attaque de la tique !

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Tapie dans un tapis (de feuilles), juchée au sommet d'un brin d'herbe, nichée dans un nid ou terrée dans la terre, la tique n'attend qu'une chose : vous. Votre mollet galbé, votre cuisse peau d'orangée, votre poignet d'amour passe à portée ? Paf ! Elle fond sur lui comme Kylian sur l'arrière garde argentine, et plonge la tête la première dans votre épiderme, sans même vous demander la permission (que vous ne lui auriez sans doute pas accordé). Là, las, (la la la, lalalalalala la la la la lalalalalala...) elle s'accroche comme une moule à son rocher et, pattes en l'air, entreprend de vous grignoter. Le (t)hic, c'est qu'elle peut en profiter pour vous transmettre, en plus de ses amitiés, des maladies, notamment celle de Lyme.
 
Les bons gestes à adopter :
> Lors de balades en forêt, se couvrir, autant que possible, notamment les membres inférieurs.
> Adoptez des vêtements blancs, afin de mieux repérer les tiques.
> Badigeonnez d'anti-moustiques les parties découvertes de votre corps.
> Inspectez-vous et vos enfants après la promenade.
 
En cas de morsure :
> Retirez la tique à l'aide d'un tire-tique ou d'une pince à tique (disponible en pharmacie).
> Assurez-vous de n'avoir pas laissé la tête (NDLR : de la tique) sous la peau. 
> Désinfectez avec un antiseptique sans alccol.
> Déclarez la tique et la morsure sur l'application Signalement tique (téléchargeable gratuitement).
> Scotchez la tique sur un papier absorbant (mouchoir, essuie-tout), indiquez votre nom (et le sien, si vous lui en avez donné un), e-mail et la date de votre signalement, et envoyez le tout à « Projet CITIQUE, Laboratoire Tous chercheurs, Centre INRA Grand-Est Nancy, 54 280 Champenoux ».
> Observez la trace de la morsure pendant trente jours (pas forcément de manière continue, accordez-vous des pauses). Si une trace rouge circulaire se forme, consultez un médecin.
 

Retrouvez les deux premiers dangers de l'été ici !