Tribunes libres - avril 2018



MAJORITÉ MUNICIPALE

Des idées qui font marcher

De 2014 à janvier 2016, une expérimentation nationale sous l’égide du ministère des Familles, de l’Enfance et des Droits des femmes, du ministère de la Ville et de la Jeunesse, a été lancée sur 12 villes françaises (dont Saint-Étienne) sous la forme des marches exploratoires des femmes. La Ville de Saint-Étienne a participé à cette expérience en novembre 2014 dans le quartier de la Cotonne-Montferré.

Suite aux impacts positifs de ce projet sur le renforcement du « pouvoir d’agir » des habitantes, le réseau France Médiation était de nouveau en charge d’accompagner 10 nouveaux territoires dans le cadre d’un nouvel appel à projet lancé en juillet 2017. La Ville de Saint-Étienne a été retenue pour poursuivre cette expérimentation en 2018.

Inspirées du concept de « l’empowerement » qui donne aux citoyens les clés pour améliorer leurs propres conditions sociales, les marches exploratoires se veulent une réponse participative à la prévention des risques d’agression : les femmes deviennent actrices de leur propre sécurité. À elles de proposer, par exemple, de développer les activités de rue d’un quartier pour encourager une fréquentation positive, de sécuriser les lieux abandonnés… C’est un diagnostic de terrain dans ces quartiers prioritaires de la politique de la Ville réalisé par un groupe de femmes et d’hommes, en lien avec les instances locales concernées.

Il s’agit d’être davantage à l’écoute des préconisations formulées par les habitants et notamment des femmes qui sont souvent les plus exposées aux violences sur la voie publique. Les marches exploratoires fonctionnent comme des enquêtes de terrain, visant à inclure les femmes dans la ville.

Ces marches exploratoires développent un modèle participatif à l’intérieur duquel les femmes trouvent ainsi un espace d’expression et de propositions concrètes, qui répond à leurs attentes légitimes.

Gilles Artigues Marie-Christine Buffard

Groupe Provoquons l’Avenir !

 

MAJORITÉ MUNICIPALE

Retour sur le congrès national de la Protection Civile !

Du 23 au 25 mars dernier s’est tenu dans notre ville le congrès national de la Protection Civile au Centre des Congrès.

Ce rendez-vous fût l’occasion de faire honneur à notre tradition d’accueil et d’honorer notre promesse de campagne de rendre notre ville plus attractive et animée tout au long de l’année. Durant trois jours, les services et les élus de la Ville se sont mobilisés pour faire de cet événement une réussite : pari gagné ! Des initiations aux gestes de premiers secours et à l’usage des défibrillateurs pour les scolaires se sont déroulées place Jean-Jaurès, mobilisant plus de 180 enfants mais également des bénévoles associatifs et le personnel municipal.

Une conférence s’est tenue à l’Hôtel-de-Ville sur le rôle central des collectivités dans les cas d’urgence et en premier lieu pour le maire en tant que directeur des opérations de secours, en présence de l’ensemble des maires de la métropole et du département.

Enfin, un exercice grandeur nature de démonstration a eu lieu au parc François-Mitterrand le dimanche.

Nous avions promis en 2014 de mobiliser l’ensemble de nos énergies pour que la ville puisse accueillir des événements nationaux incontournables et fédérateurs tout en mettant à l’honneur le dynamisme et la diversité de notre tissu associatif.

La réception de tels congrès est le genre d’initiatives que l’équipe municipale continuera à soutenir jusqu’en 2020 car ils font de Saint-Étienne une ville vivante et aimée. Le succès d’une telle opération n’aurait pu être complet sans une large ouverture au public des plus petits à nos aînés, ce qui a été le cas.

L’animation est un élément essentiel de la qualité de vie en ville. Une ville qui bouge, une ville qui vibre, en un mot une ville qui vit est une ville séduisante, attractive ! Denis Chambe Charles Dallara Eric Bargain Raymonde Allirot Groupe Provoquons l’Avenir !

 

MAJORITÉ MUNICIPALE

Le bonheur du pré dans nos assiettes

Nous assistons depuis plusieurs années à une évolution globale des modes de consommation, facilitée par le numérique, qui consiste à s’interroger et mieux s’informer sur le contenu et l’origine des produits que nous avons dans nos assiettes.

Notre action municipale répond à cette attente forte et croissante des Stéphanois en mettant régulièrement à l’honneur l’agriculture de la Loire, mais aussi en favorisant les lieux de rencontre avec les producteurs locaux. Dernière illustration il y a quelques jours avec l’organisation de l’opération « Ferme en Ville », place Jean-Jaurès, par la Fédération Départementale des Syndicats d’Exploitants Agricoles 42 (FDSEA 42).

L’événement, lancé en 2015, a pour but de faire découvrir l’agriculture du département, ses métiers et ses productions auprès d’un public citadin, qui n’est pas forcément habitué à s’approvisionner directement à la ferme. « Ferme en ville » s’adresse en particulier aux jeunes Stéphanois, insistant sur une nécessaire pédagogie dès le plus jeune âge, et propose dégustations, ateliers pédagogiques et diverses informations sur les filières agricoles.

Nous nous félicitons ainsi de l’ouverture récente du drive de Supercagette au sein de la rue de la République/place Fourneyron, un supermarché associatif qui implique 34 producteurs et artisans et s’inscrit dans cette démarche de circuit-court alimentaire. Le projet initial avait pu être réalisé grâce à « visio commerce », opération de développement économique pilotée par la Ville.

Le marché de plein-air de la place Albert-Thomas, épicentre d’une alimentation bio qui rassemble de nombreux commerçants « producteurs », a aussi bénéficié de notre plan d’action pour des marchés modernes, dynamiques et surtout animés.

Avec cette offre en augmentation permanente, on ne pourra plus stigmatiser la ville comme le paradis du snacking !

Pascale Lacour Caroline Montagnier Alain Schneider Groupe

Provoquons l’Avenir !

 

MAJORITÉ MUNICIPALE

Ensemble pour les quartiers

Afin de développer et de renforcer l’attractivité de notre ville, en plus des grands projets et des politiques transversales que nous mettons en œuvre, nous sommes convaincus de la nécessité de s’appuyer sur nos quartiers. Ainsi, après avoir découpé la ville en 5 secteurs et 22 quartiers, nous avons mis en place de nombreux outils participatifs pour être à l’écoute des Stéphanois au quotidien, tels que les conseils de quartier, les marches urbaines ou encore l’organisation de réunions publiques. De même, la plateforme Saint-Étienne Bonjour et l’application MobiliSÉ SaintÉtienne sont à votre disposition pour faire remonter les difficultés liées à l’espace public. Après 3 ans de mandat, nous mesurons pleinement l’efficacité de ces dispositifs dont le seul objectif est d’améliorer votre cadre de vie afin que chacun se sente bien dans son quartier.

Cotonne, Montferré, Béraudière, Montmartre, Le Devey, Malacussy La Ville et ses partenaires se sont grandement investis dans ce quartier par des actions en faveur de l’amélioration de l’habitat, de l’insertion professionnelle, de l’optimisation du cadre de vie ou du développement d’infrastructures favorisant l’ouverture de nouveaux équipements et commerces.

Ainsi, 6 millions d’euros ont été investis par Alliade Habitat pour la rénovation de 192 logements.

Un point-relais emploi a été mis en place sur La Cotonne/ Montferré pour faciliter l’insertion professionnelle des habitants de ce quartier prioritaire.

Des réaménagements ont aussi été conduits sur le secteur Bobby- Sands avec la requalification de la rue du Docteur-Poty qui a permis l’ouverture d’une nouvelle pharmacie. Plus de 300 000 euros ont été consacrés à la rénovation de la voirie des rues Florent-Evrard et Émile-Deschanel, à la réfection de la voirie et des trottoirs de la rue Pierre-et-Léon-Gadoud et à l’aménagement du square et du parking Granotier. Nous avons également renforcé la vidéoprotection par l’installation de trois nouvelles caméras dans ce secteur. Et quatre intercommunalités se sont regroupées autour du projet de construction d’un nouveau crématorium à proximité du cimetière Montmartre.

Côté sport, 1,3 million d’euros annuels sont investis pour le maintien en fonctionnement de la piscine de la Cotonne. En matière culturelle, une aide financière est apportée à la compagnie Dyptik pour son rayonnement avec la mise à disposition d’un lieu adapté de répétition et de création. Les parents ont également pu noter l’investissement des équipes de l’école Montferré dans un projet retenu nationalement, favorisant éducation et parentalité pour coconstruire l’école de demain.

Centre-Deux, Bizillon, Saint-Roch, Valbenoîte Nous avons souhaité porter une attention particulière à la préservation du patrimoine du quartier, qu’il soit bâti ou paysager. Ainsi, compte tenu de son intérêt et de sa présence dans un périmètre protégé, nous avons souhaité restaurer le mur de la fontaine du square du 102e régiment d’infanterie. Cette opération, effectuée avec l’aval de l’architecte des bâtiments de France, a été menée dans le cadre d’un chantier-école avec l’Afpa. Le square Préher a fait l’objet d’une réhabilitation complète afin de préserver cet espace de qualité où des habitants, très attachés à ce lieu, participent quotidiennement à l’entretien d’un jardin partagé ce qui contribue au développement du lien social dans ce quartier.

Autre nouveauté du quartier, l’ouverture d’une résidence destinée aux seniors sur un terrain de 6 500 m2 resté vacant pendant de nombreuses années.

La municipalité s’est également emparée de la thématique du stationnement en aménageant par exemple un parking paysager permettant de résoudre les problèmes de décharges sauvages et de stationnements ventouse rue Nicolas-Chaize.

Et pour assurer la tranquillité des habitants et usagers du quartier, huit caméras ont été installées, dont quatre autour du centre commercial Centre-Deux.

Il est à signaler que le quartier a également fait l’objet d’un accompagnement renforcé en matière d’accès à l’emploi des personnes en difficulté non prises en charge par d’autres programmes.

Le Mont, La Jomayère, Croix de l’Orme, Solaure Acquisition de tènements par la Ville et démolitions programmées ont participé à la transformation du Mont. Ainsi, la création de certaines zones de respirations urbanistiques et la mise en forme d’une redynamisation nécessaire contribuent à l’amélioration de la qualité de vie des habitants. Après 3 ans de travaux de rénovation et d’extension, le collège Honoréd’Urfé a ouvert ses portes dans un quartier en pleine mutation qui a notamment vu le leader européen des produits de contention médicale agrandir son unité de stockage dans la zone industrielle de La Chauvetière. La Ville et Saint-Étienne Métropole accompagnent l’opération globale de restructuration de la cité scolaire estimée à 55 millions d’euros par un réaménagement des voiries connexes pour assurer confort et sécurité des élèves.

Toujours dans le domaine scolaire, 250 000 euros ont été investis pour la rénovation et la rationalisation des utilisations du groupe scolaire Jomayère. Nous avons également effectué des travaux dans les écoles maternelle et élémentaire de Solaure. Noeud stratégique du sud de la ville, le carrefour de la Croix-de-l’Orme a connu quant à lui d’importants travaux destinés à simplifier la circulation. Les traversées piétonnes ont gagné en visibilité et en sécurité. D’un coût global de 320 000 euros, cette opération a permis d’assurer la continuité de la piste cyclable et de mener des travaux d’embellissement de cette entrée de ville et ainsi conforter les commerçants de proximité. En matière culturelle, nous avons doublé la surface d’accueil des visites de classes et du grand public par l’extension de la médiathèque de Solaure.

Jean-Jacques Pauzon Jean-Noël Cornut Brigitte Masson Alexandra Ribeiro-Custodio Paul Corrieras Groupe

Provoquons l’Avenir !

 

SAINT-ÉTIENNE NOUVELLE GAUCHE

Un budget sans vision d’avenir ni ambition

Au cours du dernier conseil municipal nous a été présenté un budget 2018 dont les recettes sont en hausse de 6 millions d’euros par rapport à 2017 (dont 1,6 million d’euros liés à l’augmentation colossale des amendes de stationnement, de 17 à 40 euros).

Pourtant, le maire nous a annoncé une série de coupes budgétaires incompréhensibles.

Ainsi, le « cadre de vie », pourtant axe majeur de sa campagne, voit ses budgets amputés dans de nombreux domaines. Il convient toutefois de saluer l’augmentation significative consentie pour la propreté, qui ne fait qu’illustrer l’échec municipal jusqu’à présent.

Par ailleurs, la fermeture de la résidence autonomie « Les Hortensias » fait réaliser une économie de 717 000 euros de subvention au CCAS, directement réalisée sur le dos de nos seniors, tout en coûtant 433 000 euros à Métropole Habitat.

Enfin, le retour à la semaine de 4 jours permet à la municipalité d’économiser 500 000 euros dès 2018, sans qu’elle soit en capacité de préciser aujourd’hui comment s’organiseront les temps périscolaires à la rentrée prochaine. À cet égard, la fermeture annoncée de l’amicale laïque de Montreynaud par manque de moyens financiers nous inquiète au plus haut point : quelles activités seront proposées dans ce quartier de 8 000 habitants ? Là encore, pas de réponse… Côté investissements, la baisse de 6,29 % est un très mauvais signe pour l’avenir. À part la rénovation de la Comète (ex-Comédie) et de quelques équipements sportifs, aucun projet d’envergure n’est financé en 2018 (la 3e ligne de tram étant exclusivement financée par Métropole).

La seule préoccupation du maire semble être en effet de satisfaire les projets des investisseurs privés (centre commercial Steel…), lesquels ont à cœur la défense de leurs intérêts économiques, qui ne sont pas nécessairement ceux des Stéphanois…

Myriam Ulmer Pierrick Courbon

groupenouvellegauche @gmail.com

 

GROUPE SAINT-ÉTIENNE EN MARCHE

200 emplois rayés d’un trait de plume par le maire !

Nous dénonçons la décision irresponsable du maire de supprimer 200 emplois aidés à Saint-Étienne.

Ces emplois étaient, pour 43 d’entre eux, affectés à la sécurité à la sortie des écoles. Tous étaient indispensables pour des services de qualité apportés aux Stéphanois. Ils étaient également indispensables pour de nombreux acteurs associatifs et leurs projets de proximité dans tous les quartiers de notre ville.

L’utilité de ces emplois aidés et des missions qui leur étaient attribuées avait été reconnue par le maire quand, lors du conseil municipal de septembre 2017, nous avions ensemble voté un vœu pour les défendre.

Un nouveau dispositif existe. Les Parcours Emploi Compétences (PEC). Contrairement aux affirmations infondées du maire, ce nouveau dispositif bénéficie d’aides accordées par l’État et permettrait tout à fait de maintenir ces emplois si la Ville voulait bien y prendre sa part.

Se défausser de ses responsabilités sur les autres reste décidément une caractéristique permanente de cette municipalité.

Cette décision est un abandon pur et simple. D’autant plus inadmissible que le maire vient de décider dans le budget 2018 de 3,5 millions de recettes supplémentaires ponctionnées sur le stationnement (augmentation du nombre de places payantes, contraventions très fortement augmentées). Il économisera aussi 1,5 million suite au retour à la semaine de 4 jours. Soit 5 millions de marges de manœuvre budgétaires.

Les dotations de l’État en 2018 sont maintenues et même augmentées.

La Ville a donc tous les moyens financiers pour conserver ces emplois aidés : M. Perdriau fait un choix purement idéologique que même la sécurité des jeunes Stéphanois à la sortie des écoles ne fait vaciller. Un choix contraire à la dynamique associative, à la qualité du service rendu aux Stéphanois et surtout à l’emploi.

Pierre Fayol-Noireterre Pascale Marron, Lionel Saugues Florent Pigeon

groupestetienne.enmarche@ gmail.com

 

SAINT-ÉTIENNE GROUPE COMMUNISTE

Des paroles aux actes, un gouffre !

Le maire communique beaucoup pour justifier ses choix car d’emblée les Stéphanois n’en perçoivent pas l’intérêt bénéfique. Qu’en est-il en réalité ? Le budget 2018, dans la continuité des précédents, est particulièrement éclairant, laissant de côté la grande majorité des Stéphanois.

Il taxe toujours plus au travers des tarifs municipaux : + 2 % . Il baisse de 130 000 euros les crédits aux écoles publiques et augmente ceux aux écoles maternelles privées (20 % sur le mandat) ! Les cantines scolaires sont plus chères avec un système d’inscription qui exclut des familles. Dès septembre, les études surveillées sont remplacées par du périscolaire payant (minimum 120 euros annuels par famille) et la sécurité ne sera plus assurée aux abords des écoles.

Les associations n’ont plus les moyens de fonctionner. Dès 2014, leurs subventions ont été réduites, le maire exigeant qu’elles passent sous les fourches caudines du soutien à la politique municipale. En 2018, ce sont de nouvelles baisses de subventions.

Le budget du CCAS en 2018, c’est moins 700 000 euros ; avec la baisse de 2017, cela se traduit par moins 30,42 % en deux ans. Cela s’explique par la fermeture de la résidence pour personnes âgées Les Hortensias, que nous avons dénoncée en son temps. Alors que les économies réalisées par cette fermeture auraient pu être utilisées pour les autres résidences ; une nouvelle est programmée à la Rivière.

Le maire fait le choix de renoncer aux contrats aidés utiles aux écoles et associations qui représentent pourtant une goutte d’eau dans le budget ! Un budget qui sacrifie l’éducation, le vivre-ensemble, le bien-être des personnes âgées et injecte toujours plus d’argent sur des projets inutiles et une politique ultra-sécuritaire complètement inefficace (caméras, police...), c’est dangereux pour l’avenir.

Décidément notre conception de ce qui est bon pour la ville et les Stéphanois est à l’opposé de celle du maire.

M. Bianchin MH. Thomas

groupecommunistesainte 42@gmail.com

 

SAINT-ÉTIENNE EN MIEUX

Politique en faveur de nos aînés : une réalité peu glorieuse

Nos aînés méritent une politique volontariste. Il s’agit aussi bien d’offrir des activités à de jeunes retraités en pleine forme qui font vivre le tissu associatif que de se préoccuper de nos « grands aînés » qui rencontrent plus de difficultés.

À Saint-Étienne comme ailleurs, de moins en moins de personnes âgées vont en maison de retraite appelées dorénavant « foyer résidence ». Chacun reste chez lui tant qu’il peut et c’est mieux. Les études prouvent que c’est la meilleure façon de rester en forme : plus on vit âgé dans un quartier vivant, plus cela se vérifie. Le principe est assez simple : on marche pour aller faire ses courses (activité physique) et chaque course est une occasion de rencontrer voisins et commerçants (activité intellectuelle, mémoire).

Au regard de ces constations, notre groupe d’élus écologistes a défendu le maintien de la résidence des Hortensias. Celle-ci était à deux pas du centre-ville, beaucoup mieux placée qu’une résidence d’un quartier périphérique où nos aînés se sentent très vite isolés. Malheureusement, la majorité municipale a décidé de fermer ce lieu pourtant si apprécié de ses habitants. Les raisons invoquées étaient …« économiques » ! Ceci est d’autant plus incompréhensible que des travaux avaient été faits et financés, pour partie, avec l’aide de la Carsat (Caisse d’assurance retraite et de la santé au travail). Malheureusement, les conséquences sont là : humaines tout d’abord avec des personnes âgées déplacées parfois pas aux meilleurs endroits et économiques, puisqu’il faudra rembourser les aides perçues par la Ville.

Plus globalement se pose aussi le problème des EHPAD. Les élus de notre groupe connaissent l’investissement des personnels en faveur du bien-être des résidents. Malheureusement, ces professionnels n’ont pas les moyens nécessaires pour exercer leurs missions. Ceci n’est pas qu’un problème local mais bien national. La France n’a pas encore mis en place les politiques de santé nécessaires pour cette période de vie souvent difficile.

Il y a urgence !

Saint-Étienne en mieux saintetienne.enmieux@gmail.com

 

SAINT-ÉTIENNE BLEU MARINE, FRONT NATIONAL

L’équilibre précaire

On a vu récemment un adjoint quitter ses fonctions pour rejoindre un groupe d’opposition ; il était élu au commerce. Un signe, quand on sait que, malgré les rodomontades du maire, le secteur est en grand danger. Il suffit de mesurer à chaque coin de rue le désarroi du chaland et la flétrissure des enseignes pour s’en persuader.

L’adjoint en question n’est pas le seul à avoir déserté le fragile esquif de la majorité. On se souvient de la défection de Monsieur Béal quelques mois plus tôt. Il est dit par ailleurs que de nombreux agents municipaux quittent aussi le navire. Le média local évoquait le chiffre ahurissant de 43 employés de divers rangs qui étaient partis depuis l’élection de Monsieur Perdriau ! Concomitamment à cette préoccupante gestion, on sait que le maire entretient des relations particulièrement difficiles avec le chef de file des Républicains qui, ne l’oublions pas, est également président de la Région. Ceci ne favorise pas les affaires de Saint-Étienne.

La « droite » est de fait traversée par un clivage dont les conséquences n’ont pas fini, à tous les niveaux, de défrayer la politique française, et ce, jusque dans notre assemblée communale. La dichotomie s’effectue entre les partisans d’une évolution cryptomacroniste : celle qui ambitionne de nier des traditions, de détricoter l’organisation de nos territoires, de promouvoir le communautarisme. Ils sont représentés à Saint-Étienne par l’autorité municipale progressiste (dont on se demande bien ce qu’elle fait encore aux côtés d’une personnalité comme Monsieur Mariani ! ). D’autres membres de la majorité ne sont pas d’accord avec de telles perspectives. Ils se rendent bien compte que leurs valeurs coïncident mal avec celles qui sont promues à Saint-Étienne.

Ils restent pour l’heure contrits et silencieux, mais bientôt sans doute, il leur faudra choisir.

Groupe Saint-Étienne Bleu Marine

 

GROUPE DIVERS GAUCHE

Suppression des contrats d’accompagnement dans l’emploi (CAE) : une erreur explosive

La diminution drastique des contrats d’accompagnement dans l’emploi (CAE) il y a quelques mois, décidée brutalement par le gouvernement, a constitué une terrible erreur.

Ce sont ainsi un nombre considérable d’associations, de structures publiques et privées qui se sont trouvées affaiblies du jour au lendemain, et avec elles toutes les missions de service public ou de service au public, qu’elles remplissaient au quotidien.

Si nous n’avons, jamais contesté que ces CAE n’étaient pas une panacée en matière d’emploi, la décision du gouvernement n’en demeure pas moins inacceptable parce que prise sans solution palliative.

Au-delà des drames humains que constituent des licenciements liés à la disparition des crédits d’État, chacun a pu constater l’arrêt de prestations sociales, d’activités sportives, culturelles… dont personne n’avait jamais contesté qu’elles répondent à l’intérêt général.

La Ville est aussi concernée. Que deviennent les tâches et services que ces personnes assuraient, sachant que notre collectivité ne dispose évidemment pas de moyens extensibles pour financer de nouveaux postes et subit également de plein fouet la baisse des dotations de l’État.

La décision de la majorité de supprimer les postes dans les écoles en est une des conséquences tragiques liée à une décision gouvernementale déconnectée de toute réalité locale.

À ceci va s’ajouter prochainement la fermeture des structures associatives comme l’association laïque et citoyenne pour Montreynaud (ALCPM) ou les structures culturelles comme le musée du vieux Saint-Étienne.

Ces structures avaient déjà subi une forte baisse de leurs crédits par les collectivités territoriales (Ville, Région et Département) et se retrouvent à nouveau en difficulté.

Cette décision de suppression des CAE intervenue cet été avait, je le rappelle, à ce point choqué, qu’elle avait suscité un vœu de protestation du Conseil municipal voté à l’unanimité.

Nadia Semache André Friedenberg

Groupe Divers Gauche