Groupe Saint-Étienne Demain
Après le verdict, Saint-Étienne doit pouvoir tourner la page
Le tribunal correctionnel a reconnu Gaël Perdriau coupable de l’ensemble des faits pour lesquels il était poursuivi dans l’affaire du chantage à la vidéo intime. Nous espérons que ce verdict très clair permettra aux victimes - dont la parole a été trop longtemps mise en doute - de se reconstruire, et en premier lieu, Monsieur Artigues et sa famille.
Les peines lourdes, supérieures aux réquisitions, témoignent de la gravité exceptionnelle des faits sanctionnés. Cette fermeté rappelle que de tels actes ne sont pas acceptables de la part d’élus, que l’argent public ne peut pas être utilisé ainsi et que les garde-fous qui protègent notre démocratie - notamment la Justice - sont solides.
Dans notre ville, c’est un grand soulagement qui a accueilli les mots de la présidente du tribunal : « Vous ne pouvez plus être maire de Saint-Étienne, Monsieur Perdriau ».
Malheureusement, le système qu’il a mis en place n’a pas disparu spontanément avec lui. Les élus qui l’ont soutenu jusqu’au verdict sont toujours en poste. Leur démission aurait été un devoir moral, tant cette affaire a nourri le « tous pourris », terreau de l’abstention et du populisme.
Loin de se remettre en question, le jour même de la sentence, deux de ses plus proches adjoints, Siham Labich et Marc Chassaubéné ont entrepris de se déchirer pour récupérer les restes de ce système, entraînant dans leur rivalité une majorité municipale coupée en deux.
Les lendemains du procès auraient dû être l’occasion de réparer ce qui a été abîmé et de restaurer la confiance des Stéphanois. Il n’en a rien été. Il faudra donc attendre les élections municipales de mars pour pouvoir, enfin, tourner vraiment la page de cette affaire sordide et commencer à reconstruire notre ville.
François Boyer, Isabelle Dumestre, Ali Rasfi, Laetitia Valentin
Courriel