Le risque de rupture de barrage à Saint-Étienne


Qu'est-ce qu'une rupture de barrage ?

C'est une destruction partielle ou totale d'un ouvrage de retenue d'eau, qui peut engendrer une vague de submersion à l'aval de son implantation.
 

Quels risques à Saint-Étienne ?

Trois barrages représentent un risque pour Saint-Étienne :
• Le barrage du Gouffre d'Enfer
• Le barrage du Pas-du-Riot
• Le barrage de Lavalette

On entend ici par barrage, un ouvrage artificiel établi en travers du lit d'un cours d'eau pour bloquer les écoulements.
Il peut servir, entre autre, à :
• Alimenter en eau potable: Le barrage du Pas-du-Riot et le barrage de Lavalette.
• Produire de l'électricité: Le barrage de Lavalette.
• Réguler les débits : Le barrage du Gouffre d'Enfer est retardateur de crue. Le Pas-du-Riot assure aussi le maintien d'un  minimum d’eau en période de sécheresse.

Deux barrages sont situés sur le Furan, en amont de Saint-Étienne : les barrages du Gouffre d'Enfer et du Pas-du-Riot. Leur rupture aurait un impact sur la majeure partie de l’agglomération urbaine stéphanoise.

Le Gouffre d’Enfer, situé sur le secteur de Rochetaillée, a été mis en service en 1870. Son mur a une hauteur de 52m et sa capacité de stockage est d'environ 1 million de m3. Propriété de l'État, il est maintenu à son niveau le plus bas depuis 2003 pour servir de retardateur de crue.

Le Pas-du-Riot a été mis en service en 1878. Il mesure plus de 30m de haut et sa capacité est d'environ 1 million de m3. Situé en amont du barrage du Gouffre d'Enfer, il alimente en eau potable l’agglomération stéphanoise. Il est la propriété de la Ville de Saint-Étienne.

Un autre barrage peut représenter un risque, mais pas pour les habitants de Saint-Étienne.
Propriété de la Ville de Saint-Étienne et situé en Haute-Loire sur le Lignon (du Velay), le barrage de Lavalette assure l’approvisionnement en eau potable de l'agglomération stéphanoise. Ce barrage a été mis en service en 1914. Sa capacité de stockage est de 41 millions de m3. Il est classé « Grand barrage ».
Le site de la base nautique de Saint-Victor-Sur-Loire, est la seule partie du territoire de la Ville de Saint-Étienne susceptible d’être touchée (inondée) par la rupture du barrage de Lavalette.

Les ruptures de barrage sont rarissimes de nos jours.

Les actions et moyens de prévention

La conception, la construction et l’exploitation des barrages prennent en compte l’ensemble des risques susceptibles d’affecter leur sécurité (crues exceptionnelles, glissements de terrains…).
Les barrages sont surveillés tout au long de leur vie. Des systèmes de détection permettent de déceler les moindres signes de fragilisation. Le contrôle périodique est assuré par le propriétaire et l’État.
La Ville de Saint-Étienne assure donc la surveillance hydraulique et mécanique du barrage de Lavalette. Deux gardes barrage sont présents sur site. Ils ont des consignes qui permettent de gérer les crues en régulant les débits sortants.

Le Plan Particulier d’Intervention (PPI) du barrage de Lavalette précise les mesures destinées à donner l’alerte aux autorités, aux populations et aux secours, et à évacuer les populations en cas de rupture.
Les plans particuliers d'intervention sont établis, dans le but d'assurer de la protection des populations, des biens et de l'environnement, pour faire face aux risques particuliers liés à l'existence ou au fonctionnement d'ouvrages ou d'installations dont l'emprise est localisée et fixe. Etablit par le prefet, cet outil opérationel permet la planification des situations d’urgence.

La Ville de Saint-Étienne a par ailleurs réalisé des travaux de réhabilitation du barrage de Lavalette en 2010 et 2011. Le système de vidange de fond, le contrôle de commande des organes du barrage et la récupération des eaux de ruissèlement de la voie de couronnement ont été rénovés.

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